Passer du silence au cri, de la précision à la pure énergie, le geste change, comme pour solliciter le regard de différentes manières, faire s’approcher celui que le mouvement intéresse habituellement et faire se reculer celui qui aime s’attarder sur les détails. Je veux que le regard se perde, se tende, pour rejoindre un univers équivoque, poétique fait de tensions entre fragments de réalité et fantasmes. L’image revient, s’échappe comme une respiration, puisant aux thèmes universels, aux confins des mythes et de mon quotidien.Fumerolles, Samouraï, stripteaseuse, âne, sorcière, rails, saules, coquines, visages encore, ils surgissent, reviennent, se télescopent, se métamorphosent. Dans ce cabinet de curiosités, je convoque des personnages de narrations suspendues qui ouvrent des dialogues multiples et laissent échapper une clameur.